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Causeries/Dégustations

L'histoire du café: planteurs et esclaves

L'histoire du café: planteurs et esclavesEn un siècle le café est établi sur tous les continents, à l’exception de l'Europe, qui en est cependant la plus friande.

Cultivé tout autour du monde, entre les deux tropiques, autant par des jésuites espagnols en Colombie, en Amérique centrale ou aux Philippines que par les anglais en Jamaïque, les hollandais en Indonésie, les portugais au Brésil et en Inde et les français à la Réunion, aux Antilles et en Guyane.

Par ailleurs les portugais ont découvert dans l'actuel Angola des caféiers sauvages d'une autre espèce que les arabicas, plus hauts et plus robustes, dont la variété principale, Robusta, va permettre une extension des cultures.

D'artisanale et locale, cette culture changé de nature: elle devient esclavagiste puis industrielle.
Rédigé le  14 juillet 2020 18:27 dans Causeries/Dégustations  -  Lien permanent
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[L'histoire du café: le port de Moka à la croisée des mondes, suite]

[L'histoire du café: le port de Moka à la croisée des mondes, suite]
Les négociants turcs, syriens ou indiens sont vites suivis des marchands des compagnies commerciales européennes, des 1600.

Cependant les autorités ottomanes veulent conserver leur monopole et empêcher l'exportation de semences ou de plants.

Les souverains yéménites ont pris des mesures très sévères: tous les grains quittant les ports de la mer Rouge devaient au préalable être grillés ou ébouillantés pour les rendre infertiles et éviter leur transplantation... Les Européens ne vont pas longtemps se contenter d'acheter le café; face à la demande, ils vont le planter, récolter ailleurs. Les marchands de la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales gagnent la confiance des gouvernants de Moka et ils obtiennent d'excellentes conditions d'achat de grains, mais surtout parviennent à subtiliser quelques plants. L'événement, apparemment anodin, fut en réalité considérable pour l'histoire du café.

En France, la mode du café fait fureur, d'abord à Marseille qui reçoit en 1660, 90 tonnes de "moka" d'Égypte et voit l'ouverture de "maisons de café" par des arméniens en 1670.

Moka vit ses années les plus prospères et tout l'occident et tout l'occident qui boit du café l'appelle "moka". L'âge d'or de Moka durera jusqu'à 1750 ou le café yéménite devient plus cher face à la concurrence des plantations des colonies hollandaises et françaises.
Rédigé le  14 juillet 2020 18:21 dans Causeries/Dégustations  -  Lien permanent
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L'histoire du café: le port de Moka à la croisée des monde

L'histoire du café: le port de Moka à la croisée des mondeCe qui n'était qu'une source, un petit port et une mosquée en l'honneur du " saint Moka" est devenu le berceau de cette boisson qui n'allait plus tarder à devenir universelle. Le "saint Moka" est le patron des cultivateur et consommateurs de café.

Le café gagne La Mecque vers 1500, Le Caire, Médine quelques années plus tard Damas, Alep et enfin Istanbul où deux syriens ouvrent les " premières "maisons de café" en 1554. En moins d'un siècle il s'est répandu dans tout le Moyen-Orient.

En Europe, des botanistes voyageant au Moyen-Orient évoquent la plante et son délicieux breuvage dont ils ont pu apprécier le goût et les merveilleux effets au cours de haltes avec des caravaniers. Ils le nomment "cavet" ("kahwa" à l'origine).
"Les achats de grains sont chargés sur des chameaux de deux ballots de 135kg chacune, jusqu'au port puis rechargés sur des vaisseaux turcs vers Suez..."
Rédigé le  14 juillet 2020 18:14 dans Causeries/Dégustations  -  Lien permanent
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Le café: légendes et récits

Le café: légendes et récitsUne légende raconte qu'un jeune chevrier d'Arabie nommé Kaldi, cherchant ses bêtes dans la montagne, les surprit mangeant les feuilles et les baies d'un arbuste inconnu et eut toutes les peines du monde à les ramener tant elles étaient excitées. Il alla décrire cet étrange phénomène à quelques services d'une confrérie religieuse voisine qui goûtèrent les petits fruits rouges et se sentiront aussitôt emplis d'une telle énergie qu'ils prirent l'habitude de s'en préparer une décoction pour leur longues veillées de prière.... Dans un autre récit, le cheikh Omar Al-Shadhili, pieux guérisseur vivant a Moka au Yémen, à la fin du 14ème siècle, fut exilé par le roi sur une lointaine montagne ou ne poussaient que des arbustes au feuillage vert luisant et à petites baies rouges. Contraint d'en faire sa nourriture quotidienne, non seulement il survécu mais il soignait bec son "eau de qahwa" nombres de malades venus lui demander conseil. Alors qui de Kaldi ou de Omar à découvert le café? Vraisemblablement aucun des deux!

Le café n'est ni d'origine d'Arabie ni du Yémen, mais du Sud de l’Éthiopie, ou il pousse a l'état sauvages dans les montagnes. Les habitants de ces contrées d'Abyssine ont du consommer le café bien avant qu'il n'arrive au 15ème siècle en Arabie. Mais c'est bien d'Arabie qu'il prend son essor et conquiert tout le Moyen-Orient aux 15ème et 16ème siècles.
Rédigé le  21 juin 2020 8:56 dans Causeries/Dégustations  -  Lien permanent
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La dégustation de thé : les préparations françaises

La dégustation de thé : les préparations françaisesLe thé est bu depuis le 19ème siècle dans les familles aisées, au petit déjeuner et à 5 heures. Accompagné de biscuits ou de gâteaux, il constitue un moment de convivialité, permettant de se restaurer légèrement avant le véritable dîner.

C'est d'abord des thés noirs, à la mode anglaise, puis les thés verts du Japon avec l'ouverture du Japon à l'occident et la première à une exposition universelle, en 186 un pavillon de thé est construit à Paris et l'envoi de nombreux objets traditionnels suscite l'engouement pour l'esthétique et l'art japonais.

Avec la découverte de l'art japonais, collections de céramiques, exposition d'estampes, cet intérêt pour les particularités japonaises s'amplifie avec le voyage fait en 1876 par Émile Guimet, industriel textile. Tout intéresse le voyageur, de la simple "halte à thé" au théâtre.

À leur retour, un musée est édifié pour exposer les objets, d'abord à Lyon, puis transféré à Paris en 1889. On y dépose plus d'un millier de livres japonais et chinois, l'école Orientale accueille de jeunes japonais pour les former au droit, la linguistique, l'archéologie.
C'est dans ce contexte qu'une cérémonie bouddhique est organisée à Paris en 1898 à laquelle assiste Clemenceau passionné par les arts et traditions d'Asie et atteint par le théisme. En 1889, il fut invité à une cérémonie du thé avec E.Guimet et lui même en organisait pour ses amis, ce qui lui permettait d'utiliser quelques objets de sa collection.

Toute sa vie il resta fidèle au thé. Il lisait régulièrement le Livre du thé d'Okakura Kakuzo: "La philosophie du thé n'est pas une simple esthétique car elle nous aide à exprimer notre conception intégrale de l'homme et de la nature".
Rédigé le  21 juin 2020 8:51 dans Causeries/Dégustations  -  Lien permanent
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La dégustation de thé : les préparations anglaises

La dégustation de thé : les préparations anglaisesLes anglais ont fait du thé un véritable art de vivre. Des le 17ème siècle et le 18ème siècle le thé est une révolution. L'essor de la consommation est considérable: on boit 15 fois plus de thé en 1800 qu'en 1700. Le rituel, déjà adopté dans les familles aristocratiques se répand dans les classes moyennes et les milieux populaires.

La vogue du thé entraîne la création des "tea gardens": les anglais renouvellent l'art des jardins pour célébrer la nature et les citadins, toutes classes confondues, s'y promènent et dégustent du thé dans les "mugs", avec du pain ou cakes.

Paradoxalement les "coffee houses" contribuent à la diffusion du thé. On pouvait y boire du café, de l'eau de vie mais aussi du thé. Mais les dames n'y étaient pas admises. Un jeune commis, Thomas Twining, créé en 1717 une boutique de thé où les dames peuvent acheter ou boire du thé.

Mais c'est dans les maisons qu'il devient une institution, avec le thé du réveil, puis le breakfast tea accompagné de porridge, d’œufs brouillés et de bacon. Enfin "l'afternoon tea" rassemble tous les membres de la famille autour de ce qui devient un véritable repas qui rassasié après une longue journée de travail.
Pendant la deuxième guerre mondiale, Churchill déclarait que "pour les soldats, le thé est plus important que les munitions" et tous les anglais s'accordent à dire qu'ils n'auraient pas résisté aux bombardements s'ils avaient du se priver de leur boisson favorite.

Quels thés boit-on? Des "blends", on mélange de thés noirs en feuille brisées de Ceylan, les thés d'Assam, de Sumatra ou de Java. On l’additionne de lait et de sucre. Cette pratique est tellement ancrée que les "tea testeurs" goûtent les échantillons en les infusant dans du lait, arrivant ainsi à deviner quel sera le goût final de leur association d'origine diverses.

Rédigé le  13 juin 2020 10:19 dans Causeries/Dégustations  -  Lien permanent
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